Coup de filet anti-terroriste dans le milieu Blood and Honour

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La gendarmerie a procédé la semaine dernière à une descente dans le milieu néo-nazi après un concert à Roisey (Loire) en septembre dernier. 11 personnes ont été interpellées dans toute la France dont un habitant de Bourg Argental qui avait organisé le rassemblement.
C’est un vaste réseau néo-nazi qui a été démantelé la semaine dernière après un concert organisé en septembre dernier à Roisey ,un petit village de la Loire. 11 personnes ont été interpellées dans huit départements , dont l’un d’entre eux dans la Loire .Cet habitant de Bourg Argental avait loué la salle des fêtes pour organiser ce rassemblement.

L’opération conduite par la section de recherche de Marseille et la lutte anti-terroriste de Paris s’inscrivait dans une enquête pour association de malfaiteurs, détention d ‘armes en bande organisée et participation à un groupe de combat. Trois des membres du groupe ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.Les perquisitions opérées à certains endroits ont permis la découverte d’une dizaine de fusils, de deux révolvers et d’une trentaine d’armes blanches. Il y avait aussi des casques lourds, des gilets pare balles et des dapeaux nazis. L’homme de Bourg Argental, agé d’une trentaine d ‘années, a lui été remis en liberté.

A lire sur Fr3.

Comme un coup de pied dans la fourmilière. Après plusieurs semaines d’investigations, les gendarmes de la Section de recherches de Marseille ont procédé, fin mars, à un coup de filet dans les milieux néonazis en interpellant 11 “crânes rasés” dans cinq régions de France, dont la cité phocéenne. Au coeur de l’enquête, une équipe de nostalgiques du IIIè Reich férus de bodybuilding, de sports extrêmes et de “ratonnades”. Bilan des perquisitions ? Un arsenal inquiétant : 11 armes d’épaule, deux revolvers gomme-cogne, 28 armes blanches, des gilets pare-balles, des casques lourds et plusieurs objets ou drapeaux nazis… Trois des hommes appréhendés ont, depuis, été mis en examen pour “association de malfaiteurs, acquisition, détention et cession d’armes en bande organisée et participation à un groupe de combat”. Après leur garde à vue, tous ont été placés sous contrôle judiciaire.

“Ils ne sont pas ou peu connus de la justice et le délit de participation à un groupede combat est difficile à caractériser”, précisait alors le parquet pour justifier qu’aucun mandat de dépôt n’ait été requis, malgré l’importante saisie d’armes. De source judiciaire, toutefois, on n’exclut pas “des suites”. Dans le lot des trois meneurs présumés (avec David Dumas et Pierre Scarano), celui que les enquêteurs considèrent comme “le leader” est pourtant loin d’être un inconnu. Marseillais de 35 ans au physique de colosse, Loïc Delboy est présenté comme le responsable national de “Blood and Honour”. Une organisation réputée pour ses accointances avec les milieux d’extrême droite européens les plus virulents et tournée vers l’organisation de concerts RAC (Rock Against Communism, appellation du rock néonazi).

Dans cette affaire, une autre figure marseillaise de l’ultra droite intéresse les enquêteurs. Âgé de 27 ans, Jérémy Recagno a en effet le profil. Condamné fin 2009 pour une série d’agressions dans la région aixoise, il profite d’une permission pour se faire la belle et se lancer dans un “tour du monde” des mouvements suprémacistes. On le localise jusqu’au sud des États-Unis, auprès du Ku Klux Klan… De nouveau arrêté à son retour en France, fin 2011, puis libéré, il est retourné en détention en novembre dernier pour “détention d’armes” découvertes dans son salon de tatouage de Saint-Cyr. La semaine dernière, il a été extrait de sa cellule des Baumettes pour être entendu dans ce nouvel épisode “blood and honour”.

Lire l’article complet sur La Marseillaise.



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